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  • Le 10 mars 2020
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Des chercheurs nantais du laboratoire Motricité, Interactions, Performance (MIP // Université de Nantes – Le Mans Université) sont impliqués dans deux programmes de recherche interdisciplinaires dont l’objectif est d’optimiser les performances des meilleurs athlètes français en vue des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, en 2024.

Les deux programmes de recherche font partie des six lauréats de l’appel à projets "Sport de très haute performance", lancé par le Ministère des Sports et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche en vue des prochains JO. Objectif : mobiliser la communauté scientifique pour répondre aux besoins des sportifs de haut niveau et leur permettre d'atteindre la plus haute performance, et pourquoi pas une médaille olympique.
 

Optimiser les performances… et éviter les blessures

Le premier programme labellisé - intitulé FULGUR - doit permettre d’identifier les facteurs de risque de blessure et optimiser les performances des athlètes en sprint. En lien avec trois fédérations (athlétisme, rugby et sport de glace), deux entreprises et huit laboratoires français, le laboratoire MIP réalisera des tests de performance et un suivi régulier sur les meilleurs athlètes et meilleurs espoirs français. Spécialistes des problématiques de biomécanique et de coordinations musculaires, les chercheurs nantais travailleront au plus près de certains sportifs de haut niveau pour leur permettre d’adapter dès maintenant leurs pratiques d’entraînement.

Optimiser les interactions Homme-matériel pour aller vite

Le laboratoire participe également à un autre programme de recherche (Du carbone à l’or olympique) dont l’objectif est d’optimiser la préparation de l’équipe de France de voile olympique. Avec cinq autres partenaires spécialisés en aérodynamique, hydrodynamique et mécanique, les chercheurs du MIP vont s’intéresser à la dimension "humaine" de la vitesse en voile. Les chercheurs auront comme mission de conduire une démarche "d’ergonomie cognitive" visant à mieux comprendre l’activité des athlètes dans leurs interactions avec leur matériel. "Nous allons analyser leurs sensations, leurs ajustements techniques, caractériser et mesurer leur expérience perceptive dans leur relation avec le matériel", explique Jacques Saury, chercheur au MIP. "Les retours d’expérience des athlètes vont permettre de récolter des données qui seront utiles pour les choix de matériels, dans la régulation technique, mais aussi pour la confiance des athlètes dans leur matériel."